nos motivations
Malgré les richesses du sous-sol dont regorge le GRAND KASAÏ et le capital humain dont il dispose, cette partie de la République Démocratique du Congo affiche un état de délabrement indescriptible.
Sur le plan socio-économique, en dehors du secteur informel, il n'existe aucune activité économique organisée par l'Etat, génératrice de l'emploi. Cela se traduit par un taux de chômage très élevé, par l'état chaotique des hôpitaux et des écoles, par le manque d'eau et d'électricité, par l'inexistence des routes; bref une situation inimaginable pour les êtres humains, surtout en ce début du 21ème siècle.
Sur le plan politique, sans rentrer dans les détails de l'histoire de notre pays, en dépit des fonctions occupées, au cours des années, par les filles et les fils du KASAÏ, les kasaïens n'ont jamais été considérés comme des partenaires politiques par les ressortissants des autres provinces. Par contre, les kasaïens ont toujours joué le rôle des "marche pieds", des "bouche-trous", donnant ainsi l'impression d'être utilisés pour respecter les exigences de la géopolitique, stratégie chère aux congolais. Cette situation ne peut que nous interpeller.
Le dernier épisode en date est l'exclusion pure et simple des kasaïens de la gestion de la Transition, laquelle transition est le fruit de la lutte acharnée et déterminée d'un fils du KASAÏ.
Pour toutes ces raisons, il revient aux enfants du KASAÏ de mettre en place les moyens de s'organiser afin de faire face à tous ces défis. La mise en place de l'Union des Kasaiens de l'Extérieur repond en partie à cet impératif d'organisation et de prise de conscience.





